CHIRURGIE SEXUELLE FEMININE
A qui s’adresse ce geste : Les cicatrices de la vulve et du périnée sont fréquentes après un accouchement. Elles peuvent être liées à une déchirure accidentelle lors d’une expulsion trop rapide, ou bien lors de l’incision réglée d’une épisiotomie afin d’éviter la déchirure postérieure vers l’anus, complication grave qui risque d’entrainer une rupture puis par voie de conséquence, une incontinence sphinctérienne.
But recherché : La réparation initiale, faite dans le contexte de l’urgence obstétricale n’a pas toujours pu être parfaite. Elle peut alors entrainer une dystrophie, une sclérose, voire des douleurs pendant les rapports (dyspareunies). Le but est donc de reprendre ces cicatrices, de la manière la plus anatomique possible
Type d’anesthésie : Anesthésie générale.
Suites opératoires simples : Parfois un peu douloureuses dans ces zones sensibles, elles nécessitent des soins attentifs pour obtenir une cicatrisation en 10 jours environ et un retour à une activité sexuelle douce et progressive en un mois.
Complications possibles : Comme toujours, les risques d’hématome, d’infection ou de nécrose tissulaires sont possibles, comme un lâchage de suture qui en est la suite logique. Ceci souligne encore l’importance des soins et de l’hygiène locale
A qui s’adresse ce geste : Lorsque le canal vaginal est seulement un peu distendu, un peu élargi, sans altération musculaire, à la suite d’accouchements ou simplement du fait de l’âge et des désordres dus à une ménopause sans traitement hormonal substitutif, cette intervention peut améliorer l’intensité des rapports sexuels.
But recherche : C’est le rétrécissement du canal vaginal sur toute sa profondeur, qui doit conduire à une meilleure intimité entre les partenaires et donc des sensations accrues pour chacun. En effet, le rétrécissement vaginal a tendance à projeter le pénis vers les zones les plus sensibles et les plus antérieures du vagin couramment appelées «point G». Ce type d’intervention permet de stimuler cette zone G.
Déroulement de l’intervention : L’opération comme toutes les lipostructures se passe en deux temps : - Le premier consiste à prélever de la graisse en quantité suffisante dans une « zone donneuse » : ventre, haut de la cuisse ou partie externe de la fesse. Cette graisse sera immédiatement traitée au bloc opératoire spécialement pour être réinjectée (filtration et centrifugation). - Le second est l’injection de la graisse dans la paroi vaginale sur cinq à six rayons.
Type d’anesthésie : Péridurale ou anesthésie générale en ambulatoire sont nécessaires puisqu’il existe deux zones d’intervention.
Suites opératoires normales : Habituellement simples. Quelques ecchymoses douloureuses au contact. Les rapports sexuels sont déconseillés pendant une dizaine de jours. Par contre, les activités normales de la vie quotidienne peuvent être reprises en deux ou trois jours.
Complications possibles : Infection et irrégularités de répartition du tissu greffé dans la paroi vaginale sont toujours possibles et requièrent un traitement adapté. D’autres risques, liés à la proximité des canaux urinaire et rectal nécessitent une technique maîtrisée et rigoureuse.
A qui s’adresse ce geste. Aux femmes qui, le temps passant, et souvent du fait d’une ménopause non prise en charge, voient leurs grandes lèvres plisser, se friper, et perdre de l’épaisseur. C’est l’intervention esthétique sexuelle par excellence, celle qui rajeunit l’aspect extérieur du sexe féminin.
But recherche : Il s’agit de redonner aux grandes lèvres leur caractère pulpeux et donc de restituer l’aspect de la vulve, par l’injection de cellules graisseuses prélevées sur la patiente elle-même, redonnant ainsi aux grandes lèvres leur épaisseur.
Déroulement de l’intervention : En deux temps. - le prélèvement et le traitement de la graisse qui peut se faire sur le pubis, la face interne des cuisses, le ventre ou les fesses. - puis, la réinjection dans les grandes lèvres.
Type d’anesthésie : Locale ou générale, fonction de la diversité des zones concernées. En ambulatoire.
Suites opératoires : Très simples en règle générale avec de faibles douleurs, parfois plus importantes au toucher dans les zones de prélèvement graisseux.
Complications possibles : Infections ou défaut de répartition sont assez rares.
Qui s’adresse ce geste : C’est une intervention qui s’adresse aux femmes ayant eu une ou plusieurs grossesses, et dont les tissus ont une tendance au relâchement, qu’elles soient ou non sous traitement hormonal substitutif.
But recherche : A la fois anatomique et fonctionnel, ce geste associe le rajeunissement sexuel et l’amélioration de la qualité des rapports.
Déroulement de l’intervention : Il s’agit d’une liposculpture des grandes lèvres et du canal vaginal. Le premier temps opératoire est donc le même que pour toutes les lipostructures. Réalisation en ambulatoire.
Type d’anesthésie : Péridurale ou générale
Suites opératoires normales : Voir liposculpture du canal vaginal et des grandes lèvres
Complications possibles : Idem
A qui s’adresse ce geste : Le nom de «nymphes» est donné aux petites lèvres vaginales. Chez certaines femmes cette structure anatomique est anormalement développée conférant un aspect esthétiquement gênant. Malgré l’utilité des nymphes dans le rapport sexuel, il peut dans ces cas être nécessaire de les réduire.
But recherche : Il s’agit de redonner aux nymphes un aspect normal et de les rendre invisibles au repos au travers des grandes lèvres
L’intervention : Deux types d’interventions sont proposés donnant un aspect naturel et respectant la sensibilité et l’anatomie normale.
Chirurgie ambulatoire : Type d’anesthésie. Anesthésie locale ou anesthésie générale très légère en fonction des désirs de chacune.
Suites opératoires normales : Habituellement très simples, la cicatrisation, pratiquement sans douleur, demande environ huit jours. Une semaine supplémentaire est souhaitable avant de reprendre, avec douceur, les rapports sexuels.
Complications possibles: Rares et facilement curables
A qui s’adresse ce geste : Il peut arriver que la muqueuse du canal urinaire (urètre) ne se maintienne pas à l’intérieur du canal urinaire mais ait malheureusement une tendance à se dérouler vers l’extérieur. On nomme cela une extrophie muqueuse. La zone ainsi éversée est habituellement hypersensible et sujette à des irritations en dehors même de toute infection urinaire.
But recherche : Il faut supprimer la zone muqueuse éversée au bénéfice de la zone vulvaire.
Déroulement de l’intervention : Le chirurgien pratique une résection de la zone muqueuse qui forme un petit bourgeon.
Type d’anesthésie : Locale
Suites opératoires normales : Quelques brûlures lors des premières mictions et une appréhension à uriner au début. Hospitalisation de jour ou ambulatoire.
Complications possibles : Lâchage de suture et infection urinaire peuvent justifier un traitement préventif spécifique.
A qui s’adresse ce geste : Il peut arriver que le capuchon qui recouvre le clitoris soit anormalement développé et s’oppose à la découverte de cet organe au moment souhaité. Cette particularité, souvent familiale peut être aisément corrigée.
But recherche : C’est une réduction du capuchon clitoridien organe hautement sensible protégé par ce replis muqueux trop développé.
Déroulement de l’intervention : Il s’agit de retirer un triangle de muqueuse puis de réparer harmonieusement pour permettre quand même une protection clitoridienne normale
Type d’anesthésie : L’anesthésie locale est parfaitement possible, mais une demande de confort supplémentaire peut faire opter pour une anesthésie générale.
Les suites opératoires normales : Très habituellement simples et les complications à type de cicatrice douloureuse exceptionnelles et bien souvent réversibles.
Complications possibles : Dysesthésies clitoridiennes, (sensibilité anormale de la région) la plupart du temps transitoires
A qui s’adresse ce geste : Il est fréquent que le mont de vénus ait tendance à s’empâter après 40 ans, surtout si l’on a traversé une période d’excès pondéral. La zone pubienne distendue, même après amaigrissement a alors tendance à tomber en enfouissant et en cachant la zone vulvaire.
But recherche : L’extraction et le désenfouissement de la vulve, correspondant un peu à la même intervention pour l’homme. Déroulement de l’intervention. Pour obtenir un résultat normal et satisfaisant, deux impératifs sont nécessaires :
- Désépaissir le pubis par une lipoaspiration conventionnelle
- Puis réséquer une ellipse cutanée centrée sur le pli abdominal inférieur, puis ascensionner le pubis afin de le fixer sur l’os pubien ; (pubopexie). Un drainage de deux ou trois jours s’avère souvent nécessaire
Anesthésie : locale complétée.
Suites opératoires normales : Une cicatrisation de dix jours est nécessaire, avec port d’un vêtement compressif pour un mois.
Complications possibles : Surtout les épanchements, sanguins ou lymphatiques exigent de la technique la plus grande rigueur.
A qui s’adresse ce geste : Le point G est une surface limitée d’environ 2 cm2 située à la face antérieure du vagin, en arrière et un peu en dessous du pubis. La stimulation par frottement ou pression est génératrice de sensations de plaisir d’autant plus intense que la stimulation est plus appuyée et prolongée. Ceci pourra être obtenu par injection d’une substance lentement résorbable, en six à douze mois, qui va rendre cette zone saillante et donc parfaire le contact avec le partenaire, notamment dans certaines positions. Ce dernier par voie de conséquence verra également son plaisir accru.
But recherche : L’augmentation du plaisir induit par la stimulation du point G. Sa surélévation en rend également la découverte plus simple par le partenaire.
Attention ! Cette injection demande un matériel et une technique appropriés. Les risques en l’absence de bonnes qualités techniques ne sont pas négligeables. De même, l’efficacité du geste et la pérennité du produit sont en partie liés à la qualité technique. A noter qu’il est possible d’utiliser de la graisse autologue comme produit de surélévation de longue durée, rejoignant ainsi les principes de la liposculpture du canal vaginal.
Type d’anesthésie : Anesthésie locale
Suites opératoires normales : Il peut exister une phase de douleurs pendant quelques heures de même qu’un discret saignement. Une diminution temporaire de la sensibilité peut être observée pendant quelques jours à plusieurs semaines, avant le retour à la normale avec l’effet attendu. Il est cependant certain que les mécanismes du plaisir et de l’orgasme sont trop complexes pour que l’effet puisse être garanti, constant, et le même chez toutes les patientes voire d’une injection à l’autre.
Complications possibles : Des plaies urétrales sont possibles avec leurs conséquences à long terme. Des troubles temporaires de la lubrification peuvent être observés et doivent alors faire suspendre les indications d’injection.
A qui s’adresse ce geste : Il est très courant que l’orifice vaginal et les muscles du périnée aient été forcés et abîmés par un accouchement par les voies naturelles, et ce, quelles que soient les mensurations de l’enfant. En l’absence même d’incontinence, ceci conduit à un élargissement de l’orifice vulvaire, qui ne trouve plus une intimité de contact suffisante avec la verge lors d’un rapport sexuel.
But recherche : C’est à la fois le rétablissement de la musculature normale du périnée et le rétrécissement du canal vaginal
Déroulement de l’intervention : Il faut agir sur toutes les structures de la paroi postérieure du vagin et réparer les éléments anatomiques, plan par plan.
Type d’anesthésie : Anesthésie générale s’impose.
Suites opératoires normales : Cette opération demande une hospitalisation d’un ou deux jours, puis des soins d’hygiène attentifs pendant une bonne semaine. Les douleurs sont fréquentes au début, et peuvent nécessiter plusieurs jours de traitement approprié.
Complications possibles : En effet, des complications sont possibles, telles que infections, lâchage de sutures, nécroses tissulaires ou phlébites.
A qui s’adresse ce geste : Aux femmes qui ont subi dans l’enfance ou l’adolescence une excision clitoridienne pour des raisons rituelles, ou après traumatisme vulvo clitoridien.
But recherche : L’anatomie clitoridienne fait que l’excision s’est habituellement limitée à la partie saillante du clitoris, laissant en place les racines profondes et latérales de cet organe. Si tel est le cas, ces éléments peuvent être retrouvés et utilisés pour reconstruire un nouveau clitoris.
Déroulement de l’intervention : Réunion des éléments résiduels du clitoris après excision, avec ou sans lambeau muqueux de recouvrement.
Type d’anesthésie : Locale ou générale.
Suites opératoires normales : Habituellement simples. Les œdèmes postopératoires sont souvent impressionnants. Il faudra donc de la patience pour obtenir la restauration d’une anatomie à peu près normale. Le temps des suites opératoires varie de un à deux mois.
Complications possibles : Infection et lâchage des sutures sont toujours possibles de même que des douleurs cicatricielles résiduelles, habituellement passagères.
A qui s’adresse ce geste : Sont concernées, les femmes qui présentent une hypertrophie clitoridienne et qui n’ont pas pu bénéficier de traitement médical. Cette particularité peut générer des troubles dans la réalisation d’une sexualité épanouie, ou des déséquilibres que le sexologue seul ne peut pas suffire à résoudre.
But recherché : Réduire les dimensions excessives du clitoris tout en conservant aux mieux sa sensibilité. Déroulement de l’intervention. Intervention de courte durée, elle sera pratiquée en ambulatoire.
Type d’anesthésie. Générale.
Suites opératoires normales : Cicatrisation en une huitaine de jours. Il peut exister une phase douloureuse à la marche de quelques jours.
Complications possibles. Il n’y a pratiquement pas de complication spécifique à cette intervention.
Qui s’adresse ce geste : A toutes les femmes qui le désirent, et qui ont eu préalablement des rapports sexuels ayant entraîné une destruction de l’hymen, membrane qui caractérise la virginité.
But recherché : Réparation de la membrane hyménale qui donnera l’impression que la région est indemne de tout contact sexuel.
Déroulement de l’intervention : Petite restauration de la membrane à partir de ses résidus cicatriciels
Type d’anesthésie : Locale ou générale légère.
Suites opératoires normales : Habituellement simples. Quelques saignements sont possibles dans les jours qui suivent. Un traitement gynécologique de quelques jours est parfois préconisé. Les rapports sexuels sont envisageables après trois semaines environ.
Complications possibles : Infection et lâchage des sutures sont toujours possibles de même que des douleurs cicatricielles résiduelles, ordinairement passagères.
CHIRURGUE INTIME CHEZ L’HOMME
Egalement appelée pénoplastie ou phalloplastie, la chirurgie intime de l’homme remédie à un complexe de taille du pénis. Les deux interventions décrites ci-après peuvent être pratiquées de façon conjointe.
L’opération d’allongement du pénis s’obtient par section partielle du ligament suspenseur du pénis dans son point de jonction avec l’os du pubis. Le gain obtenu sur la longueur du sexe (2 à 4 cm) n’est visible qu’au repos, le geste chirurgical ne modifiant pas la longueur des corps caverneux responsables de l’érection, la taille du p2nis en érection change peu. L’intervention dure 1 heure et se pratique en ambulatoire. Le repos sexuel est nécessaire pendant 4 semaines. Le résultat est immédiatement visible dès le lendemain de l’intervention, bien qu’il y ait un œdème, des ecchymoses et une déformation temporaire de la verge qui lui donnent un aspect d’aubergine durant quelques jours. La reprise des activités quotidiennes est effective une semaine après l’opération.
L’opération d’augmentation de la circonférence consiste en une transplantation de graisse sous la peau du pénis. L’intervention dure 1 heure et se pratique en ambulatoire. L’intervention se déroule en 2 phases opératoires et dure 1/2 heure : - D’abord, l’extraction de la graisse au niveau de la face interne des cuisses, de l’abdomen ou du pubis ; - Puis, la mise en place de la graisse. Cette transplantation est réalisée grâce à une instrumentation très fine et particulièrement adaptée à cette méthode, à l’aide de fines canules introduites dans le plan sous-cutané du pénis. Le résultat final est obtenu en 3 à 6 mois en moyenne, après la phase d’installation du greffon. Le gain observé est généralement compris entre 2 et 4 cm de circonférence.